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| Le Spleen De Zarathoustra |
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| © Thierry Deschamps |
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Brouillard du réveil un matin sans soleil, Lendemain à hier en tout point identique Les jours s'écoulent, toujours pareils, Grains de sable dans l'horloge cosmique. Anonyme dans la multitude, Qui se dirige vers les transports. Tout geste n'est plus qu'une habitude, Il n'y a plus d'Homme, juste des corps. Le train emmène son chargement, De teints blafards et de zombies Compressés, là, bien gentiment Sans âme, sans force, sans énergie. Quais immenses fourmilières, D'où s'échappent les troupeaux noirs, Qui se bousculent sans colère Comme des moutons à la foire. Bouillonnement d'une rue sans nom, Où tous ces robots s'agitent, Marchant vers quelque direction, Comme s'il s'agissait, là, d'un rite. Carte de pointage estampillée, Bonjour laconique du matin Toujours, les mêmes gestes saccadés, Hier, aujourd'hui ou demain... ~~*~~ |
| © Thierry Deschamps |