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| © Thierry Deschamps |
| Peine de mort |
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Que s'éteigne à jamais cette maudite lumière, Qui de jour comme de nuit arrête nos prières. Que s'étouffent à jamais tous ces cris qui résonnent, Nous rappelant, sans cesse, que nous sommes des hommes Que s'envolent à jamais tous ces relents de sueurs, Qui trempent tout notre être, emporté par la peur Que nos yeux soient aveugles Et nos bouches muettes Que nos oreilles se ferment, Que nos sens s'arrêtent Que l'on puisse enfin seul Avec notre conscience, Attendre sans être veule Que vienne la délivrance. Dans les corridors de la mort, ils attendent sans y croire Qu'arrive le moment où, enfin ils pourront, Plonger dans le néant d'un abîme sans fond, Reprendre leur dignité, du fond de leur tiroir... Le bourreau par son crime a absout leurs pêchés, Mettant coupables et juges sur pied d'égalité. ~~*~~ |
| © Thierry Deschamps |