Un champ de brume enchâsse le
fleuve et les montagnes de Charlevoix Annonce dune journée
chaude une journée où je me cache à lombre Jaime
les jours de soleil mais à lombre Cest là que
je voyage ~*~ Petite fille Jaimais les brumes du parc Juste
avant que la chaleur narrive Les odeurs des fleurs remplies de rosée
du matin Le silence matinal Je voyageais déjà
~*~ Les
brumes sont comme des îles des lieux magiques Où mon imaginaire
vagabonde Avec qui les partager maintenant ~*~ Regards sur
les brumes Regards à lintérieur des brumes Regards sur
la vie Immenses regards de lumière qui filtre où jengrange
les images les sons, les mots comme une montagne de pierres délavées par
la marée haute ~*~ Je plonge à lintérieur
de moi Comme dans le fleuve les oiseaux Pour y chercher leur pitance ~*~ Cest
ma vie qui défile et meurt À chaque seconde qui passe
Le
temps est précieux Je vis dans la création solitaire et
sans filet ~*~ Donne -moi ta main de lune que je me sente un peu au
chaud de ton absence ~*~ Je marchais à tes côtés Je
marche seule à côté de moi à la lisière
de mon enfance Je suis encore la petite fille à la cueillette des
brumes du matin ~*~ La Grande Cathédrale est encore plus belle
ici Elle est voûte qui envoûte le Fleuve Toute lénergie
de ce qui mentoure me pénètre le corps, lâme
et lesprit Je me perds dans ces brumes Je my noie Elles portent
mes uvres Unicité enracinée dans mon esprit et dans
mon art Je suis multitude, plurielle Mes regards à nul autre pareil embrasent
mes pensées errantes Ainsi naissent le poème la sculpture,
luvre ~*~ Brumes de beauté Brumes du fleuve Brumes
du parc Brumes de mer Brumes de vie Brumes de lesprit Que serais-je
sans vous ? ~*~ Ode© 18 juillet 2008 |