La marée est un grand corps aspiré
par la lune Comme le mien le fut par le tien ~*~ Toi, ma Lune
sacrée ~*~ À la Fontaine des dieux païens je
magenouille au lever du soleil Tu es là en moi Je pense
à toi au pays des sables éternels Je te fais revivre afin
que tu jouisses avec moi Regarde comme cest beau Je me souviens
de tes pieds brûlés tes pieds de sable du désert Je
tenvoie le soleil pour quil te réchauffe là où
tu es Je voudrais tellement que tu maccompagnes tout au long du fleuve nous
ferions un pique-nique à Kamouraska
Mais peut-être connais-tu
la félicité dans la quatrième dimension Peut-être
ne voudrais-tu jamais revenir Jamais je ne le saurai que si tu me fais signe
Il
est vrai que le Grand Héron est revenu sur mes berges Est-ce là
la trace de ton amour pour me dire que tu es là
Soudain, en
ma tête, j'entends ta douce voix
... laisse aller l'eau du fleuve t'y
trempe et fais peau neuve... et dans le doux mélange des brumes
d'un baiser j'entends rire cet ange qui vient nous apaiser ~*~
À
l'ombre de la Fontaine du Temps, portant les pierres d'antan des puissances
occultes apportent la révélation
À l'ombre de
la Fontaine du Temps une prêtresse veille à ce que s'accomplisse
le Jour
Ode© 2 août 2008
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