Dans
ce monde moderne, où les moyens de communication nouveaux n'ont jamais
été aussi performants et nombreux, et où il est devenu courant
d'être en contact avec le reste de la planète, les gens ont pourtant
de plus en plus de difficultés à communiquer entre eux. Peu d'entre
nous trouvent encore intéressant de s'occuper de nos entourages immédiats
que sont nos voisins, nos amis et nos familles.
Penser par soi même
et non pour soi même doit pourtant redevenir un réflexe premier,
car l'égoïsme est un poison qui trop souvent nous tue, et l'altruisme
une qualité trop souvent perdue. Vivre avec son temps ne doit pas nous
conduire à minimiser la place des rapports humains dans la construction
de nos lendemains. Cela doit nous amener, tout naturellement, à privilégier
le monde réel à celui, virtuel, que l'on nous propose trop souvent
actuellement.
Pourquoi éprouver le besoin d'aller chercher ailleurs
tout ce que l'on a déjà à portée de mains ? Echanger
avec le monde lointain est-il judicieux si l'on est incapable, ici, de sourire
à son propre voisin ? Il est temps aujourd'hui de réapprendre à
se parler, à s'écouter et à s'aider, pour dès demain
ressentir le désir de s'aimer.
Nos différences ne sont rien
pour peu que l'on prenne le soin de respecter l'autre, comme nous aimerions qu'il
nous respecte. Ne pas avoir peur de l'étranger, ne pas craindre l'inconnu,
découvrir sans préjugé ni a priori, ces gens qui nous entourent.
L'amitié
est un don de soi que l'on offre aux autres. Elle est une force incroyablement
vivace et résistante aux agressions de la vie, mais aussi un sentiment
humain, donc fragile. L'amitié se cultive, jours après jours et
épreuves après épreuves, mais se doit d'être réciproquement
nourrie, car jamais rien n'est acquis. L'amitié, comme l'amour, se construit
à deux, et l'on ne dit jamais assez à l'autre combien on l'aime.
Apprendre à nouveau à dire l'essentiel, en remettant à plus
tard tout ce qui est superficiel.
On choisit ses amis mais pas sa famille.
Certes. Mais qui peut véritablement remplacer un père ou une mère
? Il est tellement facile lorsque l'on est enfant puis adolescent de dénigrer
les choix et les décisions de ses parents. Toutefois, cela ne doit jamais
nous faire oublier que quoi qu'il advienne, dans la vie des uns et des autres,
nous sommes tous le fruit des amours d'un homme et d'une femme, et que quoi que
nous disions ou fassions, il existera toujours ce lien car c'est le même
sang qui coule dans nos veines, et cette filiation est inscrite dans nos gènes.
Cessons,
enfin, de nous déchirer en de vaines querelles pour concentrer tous nos
efforts à faire le bonheur de nos proches. Ainsi réunis, car à
nouveaux unis, nous pourrons mieux profiter de nos joies et de nos envies, et
il nous sera beaucoup moins difficile de traverser les inévitables coups
durs de la vie. ~*~
Thierry Pontic |