Je
m'en veux aujourd'hui de ne pas t'avoir dit, que pour moi tu étais
devenu un ami. Ton humour, ta gentillesse et ta bonté, faisaient
que de tous tu étais apprécié. Toujours à l'écoute
des gens, qu'ils soient petits ou grands, tu savais simplement avec quelques
mots apaiser et guérir tous nos petits maux. Tu t'es envolé,
petit titi parisien, laissant derrière toi des nuits et des jours chagrins.
Les ailes brûlées aux plaisirs de la chair, tu cherchais un amant,
tu voulais un grand frère, seul, à la recherche de l'âme
sur, tu voulais, à deux, découvrir le bonheur. Différent
tu l'étais mais pour quelle raison ? Pour ta façon d'être
et de plaire aux garçons ? Le corps et le cur ont des raisons
que la raison ignore et quoi qu'en pensent certains l'amour est toujours le
plus fort. Si l'on naît différent c'est pour ce que l'on est
et non pas seulement pour nos façons d'aimer. En vérité
peu nous importe les mots, car que l'on soit hétéro, bi ou homo,
lorsque l'on dit " Je t'aime ", c'est du pareil au même.
Je m'en veux aujourd'hui de ne pas t'avoir dit, que je t'aimais vraiment,
comme on aime un ami.
~*~
2002 Thierry Pontic |