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Spleen
Le jour commence à tomber,
Assis sur le bord de la plage, je contemple la mer,
Le clapotis des vagues berce doucement mon esprit
Emporte mes pensées vers l’horizon rougi.
Le soleil se couche, et je deviens amer
Devant tant de beauté.
Oh ! Spleen des cœurs qui saignent,
De connaître qu’en ce temps le machisme règne encore
Que des mâles arrogants qui se croient fiers et forts
Torturent l’âme et le corps de ces femmes qui les craignent.
Oh ! Spleen des cœurs qui saignent,
Je tremperai ma plume dans ce sang qui les baigne
Et, j’écrirai pour Elles…
Toutes ces femmes battues, rabaissées, humiliées,
Toutes ces filles cousues, exisées ou violées,
Toutes ces mères abattues, délaissées, éplorées.
Oh ! Spleen des cœurs qui saignent !
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Il règne une douce chaleur,
Je me promène dans la campagne, j’écoute les oiseaux,
La brise caresse mon visage, fleure les épis de blés,
Elle entraîne mon esprit vers l’horizon doré.
Je sens monter en moi, une horrible parano
Face à tant de splendeur.
Oh ! Spleen des cœurs qui pleurent,
De savoir qu’en ce monde où l’on meurt de famine
Les greniers sont remplis, de riz comme de farine
Mais qu’ils sont contrôlés par les spéculateurs.
Oh ! Spleen des cœurs qui pleurent,
Je nourrirai ma plume de ces larmes de malheur
Et, j’écrirai pour Eux…
Pour ces enfants reclus qui n’ont rien à manger,
Pour tous ces enfants nus aux corps décharnés,
Pour ces enfants vendus pour pouvoir subsister.
Oh ! Spleen des cœurs qui pleurent !
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C’est une vraie soirée de gala,
Les merles sifflent, les cerfs brament et les grenouilles croassent
Les animaux de la forêt donnent concert sous les étoiles
Leur chant offre à mon âme la vie qui se dévoile.
Et je me sens saisi d’une bouffée d’angoisse
Devant autant d’éclat.
Oh ! Spleen des cœurs qui geignent,
De comprendre que la terre est gâtée par des hommes
Pour qui or et pouvoir enivrent plus que l’opium
Qui écrasent leurs frères pour asseoir leur règne.
Oh ! Spleen des cœurs qui geignent,
J’imprègnerai ma plume de ces vie qu’ils dédaignent
Et, j’écrirai pour Tous…
Tous ces hommes abattus pour délit de pensée
Tous ces hommes courbatus à force de trimer
Pour tous ces hommes exclus, exilés, délaissés.
Oh ! Spleen des cœurs qui geignent !
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